Peinture: L’héritage de la création artistique marocaine exposé

Par Karim Agoumi | Edition N°:7141 Le 24/11/2025

• L’exposition collective «ALMAINBA» à l’Alma Art Gallery
• Ataa-Allah, Dibaji, Belaziz… 9 maîtres formés par l’Institut national des beaux-arts de Tétouan
qu’elle a formés. 

Rendre hommage à l’Institut national des beaux-arts de Tétouan et aux artistes emblématiques qu’il a formés. C’est l’essence de la prochaine exposition collective de l’ALMA ART GALLERY à Casablanca ,dont le vernissage est prévu le 4 décembre . Une rencontre pensée avant tout pour transmettre l’héritage de ces séniors dont l’écriture plastique et le regard contribuent à préserver la sincérité du geste artistique authentique.

L’exposition qui s’intitule « ALMAINBA- La Source »* et se prolongera jusqu’au 4 janvier, offre à contempler une quarantaine de toiles de 9 artistes issus de cette école qui ont marqué et continuent d’inspirer la création marocaine contemporaine. «Fondée 1945, l’INBA est le socle académique de la peinture moderne. Son héritage s’est propagé grâce à ses figures emblématiques, dont notamment Mohamed Melehi ou encore Mohamed Chebaa, qui font aujourd’hui partie des pionniers de l’art contemporain national», confie le fondateur de la galerie Khalil Bouanani. «Ces artistes ont transmis aux générations actuelles une maîtrise technique solide ainsi que la soif nécessaire de l’expérimentation», complète- t-il avec ferveur. 

La manifestation se veut également une ode à la pureté, à la sincérité et à la pluralité du geste artistique marocain originel. «Cet hommage vise avant tout à affirmer que l’art marocain authentique réside dans la sincérité de l’artiste, autrement dit dans sa capacité à livrer sans fard. L’exposition se veut en cela une ode à cette pureté du geste que ces maîtres ont soigneusement conservée», tient à souligner Bouanani.

Parmi les artistes qui seront exposés figurent entre autres Chams Ed-doha Ataa-Allah, première femme diplômée de l’institut dont les œuvres remémorent au public l’innocence de l’enfance, Rahima El Arroud, dont les créations riches en couleurs et en motifs floraux célèbrent la féminité et l’amour ou, encore, Abdellatif Belaziz, lauréat du Prix de la francophonie en 1994, qui s’applique à travers son travail à explorer le corps nu féminin pour questionner la condition humaine.
«Ces peintres séniors ont été choisis pour leur légitimité historique, leur ancienneté et leur statut de maîtres. Ils ont en commun une technicité authentique et une véritable force d’imagination créative», souligne le responsable. «Des spécialistes qui ont su développer au fil des décennies un style propre à chacun, répondant non seulement aux exigences de la rigueur technique mais, également, à la qualité de l’esthétique», conclut Bouanani. 


Karim AGOUMI


(*) Le titre de l’exposition «ALMAINBA», né de la concaténation du mot Alma et de l’acronyme INBA (Institut national des beaux-arts de Tétouan), ramène à «la source» en arabe, «Le titre fait allusion aux maitres qui seront exposés, dont le travail reflète l’authenticité de la création marocaine tout en incarnant la vision de la galerie Alma, mot espagnol renvoyant à l’âme », souligne son fondateur Khalil BOUANANI.

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